Hier soir, à l’Hôtel national des Invalides, le général Chef d’état-major de l’armée de terre à remis le prix littéraire de l’armée de terre (prix Erwan Bergot) à Arnaud de la Grange pour « Le huitième soir » (Gallimard NRF). Ce roman, carnet intime d’un lieutenant ayant sauté sur Dien Bien Phu, traite de la guerre avec réalisme et pudeur.

Arnaud de la Grange nous livre un récit profond et sans concession, sur le courage, l’honneur, la fraternité d’armes, mais aussi un cri d’amour à cette civilisation lointaine. Le caractère universel de cette chronique est un hommage à la jeunesse française qui a combattu loin de sa terre et des siens, souvent dans une immense souffrance et parfois jusqu’à la mort, au nom de la République et d’une certaine idée de la liberté.

Elle évoque aussi la figure intemporelle et profondément humaine du soldat qui va au bout de son engagement par idéal ou par devoir, mais toujours en toute humilité. Cette réflexion sur la guerre, l’humanité, le chef, le commandement, l’engagement et la mort trouve un écho très contemporain… elle suscitera sans nul doute un désir d’action chez ceux qui pensent que l’on ne vaut que par ce que l’on veut.

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